N’ignorez pas les signes d’alarme du cancer des ovaires


Les ovaires, au nombre de deux, sont situés dans le petit bassin de la femme, de part et d’autre de l’utérus dont ils sont séparés par les trompes de Fallope. Ils sont :

 d’une part des glandes, sécrétant des hormones

féminines, les estrogènes et la progestérone,

 d’autre part le « réservoir » de la fertilité féminine puisqu’au cours de la période de fertilité, lors de chaque cycle, un ovaire émet un ovule qui, aspiré par l’une des trompes, va migrer vers l’utérus. C’est au cours de cette migration que la fécondation va éventuellement avoir lieu. Qu’est-ce que le cancer de l’ovaire ?

Le cancer de l’ovaire se forme dans les cellules de l’un ou des deux ovaires. Les ovaires produisent également les œstrogènes et la progestérone, des hormones femelles qui jouent un rôle dans la régulation de la reproduction et du développement sexuel. Au fur et à mesure que la femme vieillit, ses ovaires produisent moins de ces hormones et ses menstruations finissent par cesser lorsqu’elle atteint la ménopause.

Il existe trois principales formes de cancer de l’ovaire, selon le type de cellules de l’ovaire où le cancer prend naissance :
  Le cancer épithélial apparaît dans les cellules et il se trouve sur la surface externe de l’ovaire.
  Les tumeurs des cellules germinales se forment dans les cellules productrices d’ovules et touchent généralement de jeunes femmes. Ce type de tumeur peut même se développer chez des fillettes.
  Les tumeurs stromales se développent dans les cellules des tissus conjonctifs qui lient les différents éléments de l’ovaire.

Le cancer épithélial est la forme la plus courante de cancer de l’ovaire. Les tumeurs des cellules germinales et les tumeurs stromales peuvent évoluer différemment et requérir d’autres types de traitements Comme cette affection présente des signes discrets et peu évocateurs, les gynécologues conseillent une échographie pelvienne au moindre doute. Ils relèvent, parmi ces signes :

  la malaise d’estomac et douleur dans le secteur pelvien
  la nausée persistante
  le sentiment constamment gonfle ou ‘plein’
  le gain du poids non expliqué
  la perte d’appétit ou perte du poids non explique
  la fréquence d’urine urgente
  léthargie
  la douleur pendant les relations
  le saignement vaginal non expliqué.

Puisqu’ il existe différentes formes de cancers, il y a aussi différents types de traitements. Comme chaque cas est unique, seul le dialogue avec votre médecin vous permettra de bien comprendre votre situation. Comment se soigne-t-il ?

Ses chances de guérison sont étroitement liées à la précocité de la prise en charge.

  S’il se présente comme un simple kyste à l’échographie, il est traité par un traitement hormonal.
  Si le kyste n’a pas disparu, une exploration chirurgicale est à prévoir.
  S’il semble suspect dès la première échographie, le médecin effectue un scanner pour vérifier la présence de ganglions, et une prise de sang, pour surveiller les marqueurs tumoraux afin d’apprécier l’efficacité du traitement.
  Il se traite par une association de chirurgie et de chimiothérapie (parfois ablation des deux ovaires et de l’utérus) Il n’y a pas de cause précise de ce cancer, la prévention s’avère donc peu envisageable. Comme pour le cancer du sein, la part attribuable aux risques génétiques est d’environ 5 %. Mais d’autres facteurs de risque sont l’âge et les antécédents familiaux et personnels de cancer des ovaires, du sein et du côlon.

En matière de dépistage, les gens parlent souvent des cancers du sein, du côlon et de la prostate, mais assez peu du cancer de l’ovaire. Pourtant, il affecte de nombreuses femmes et occasionnent beaucoup de décès. Selon les gynécologues, le cancer de l’ovaire diagnostiqué tôt, est de bon pronostic. Mais, comment le découvrir à temps pour y apporter le traitement requis ? C’est à cette question que tentent de répondre les gynécologues, soulignant qu’il existe plusieurs cas de figure possibles

vendredi 8 février 2008, par sameh_m

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